đź“‹ En bref
- ▸ Les douleurs pelviennes touchent environ une femme sur trois en péri ou postménopause, mais restent souvent non exprimées. Ce tabou complique la recherche de solutions, alors qu'un diagnostic précoce est crucial. Une meilleure compréhension des mécanismes peut mener à des traitements efficaces.
Douleurs pelviennes et ménopause : Comprendre, gérer et soulager #
Introduction : Pourquoi parler des douleurs pelviennes à la ménopause ? #
La ménopause correspond à l’arrêt définitif des règles après 12 mois consécutifs d’aménorrhée, lié à l’épuisement progressif de la réserve ovarienne et à une chute durable des œstrogènes et de la progestérone. Les grandes études de référence, comme celles synthétisées par le North American Menopause Society (NAMS) en 2020, montrent que cette transition hormonale s’accompagne, chez une majorité de femmes entre 45 et 55 ans, de symptômes variés : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, variations de l’humeur, prise de poids, mais aussi modifications profondes des tissus pelviens.
Les douleurs pelviennes (douleurs, pression ou gêne dans le bas-ventre et le bassin) sont fréquentes, pourtant elles restent peu verbalisées lors des consultations. Des enquêtes réalisées en 2021 par des équipes de gynécologie en Île-de-France ont mis en évidence qu’environ 1 femme sur 3 en péri ou postménopause rapporte des douleurs pelviennes récurrentes, mais moins de la moitié en parle spontanément à un professionnel de santé. La gêne sexuelle, les troubles du sommeil, la baisse du désir, la peur de la douleur pendant les rapports (dyspareunie) entraînent un cercle vicieux où la souffrance physique se mêle à la souffrance psychique.
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Nous constatons encore une forte dimension de tabou : c’est normal à mon âge ?, je vais prendre sur moi ?, je n’ai pas envie de parler de sexualité ?. Cette banalisation conduit à retarder la recherche de la cause, alors qu’un diagnostic précis et précoce permet souvent de mettre en place des traitements médicaux, physiques ou psychologiques très efficaces. Notre conviction est claire : aucune douleur pelvienne persistante à la ménopause ne doit être considérée comme “normale” avant d’avoir été évaluée.
- Impact global : vie sexuelle, sommeil, humeur, activité professionnelle.
- Tabou : non-dit, auto-censure, minimisation des symptĂ´mes.
- Promesse : une compréhension fine des mécanismes ouvre l’accès à des solutions concrètes.
Qu’est-ce que la ménopause et quels sont ses impacts sur le corps ? #
Sur le plan médical, la ménopause est définie comme l’arrêt définitif des menstruations, confirmé après 12 mois sans règles, associé à une élévation de la FSH (hormone folliculo-stimulante) et à une chute de l’œstradiol. Les spécialistes distinguent plusieurs phases :
- Préménopause : premières irrégularités de cycles, déséquilibres hormonaux subtils, pouvant s’accompagner de symptômes pelviens discrets (tiraillements, crampes, lourdeurs).
- Périménopause : fluctuations marquées des hormones, bouffées de chaleur, troubles du sommeil, variations de l’humeur, apparition de troubles uro-gynécologiques et digestifs qui favorisent les douleurs pelviennes.
- Postménopause : installation d’un nouvel équilibre avec des taux d’œstrogènes durablement bas, responsable de modifications structurelles des tissus pelviens (sécheresse, perte d’élasticité, affaiblissement musculaire).
Les changements hormonaux ont des effets systémiques. Nous observons :
- Diminution de la tonicité musculaire, en particulier du plancher pelvien, ce qui favorise incontinence, sensations de pesanteur et douleurs diffuses dans le bassin.
- Modification de l’hydratation et de l’élasticité des tissus (vagin, vulve, vessie, muqueuse rectale), menant à la sécheresse vaginale, aux brûlures, aux microfissures et à la dyspareunie.
- Impact digestif avec ralentissement du transit, ballonnements, parfois syndrome de l’intestin irritable (SII), qui peut mimer une douleur gynécologique.
Ces modifications sont regroupées sous le terme de syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM), défini par des sociétés savantes comme l’International Society for the Study of Women’s Sexual Health (ISSWSH). Il associe : atrophie des tissus vulvo-vaginaux, sécheresse, brûlures, douleurs ou pression pelvienne, infections urinaires récidivantes et douleurs pendant les rapports. Les données publiées en 2019 dans des revues de gynécologie indiquent que 50 à 70 % des femmes postménopausées présentent un SGUM, mais moins de 30 % reçoivent un traitement adapté.
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À nos yeux, ces chiffres rappellent que la ménopause n’est pas uniquement une affaire de règles qui s’arrêtent, mais une transformation profonde du corps, qui peut préparer le terrain à différentes formes de douleurs pelviennes si rien n’est pris en charge.
Les douleurs pelviennes à la ménopause : causes et symptômes associés #
Nous parlons de douleurs pelviennes lorsque la douleur, la gêne ou la sensation de pression se situe dans le bas-ventre, le bassin ou le périnée, de façon aigu? ou chronique. Elles peuvent irradier vers le bas du dos, les hanches, le pubis ou l’anus. Les femmes décrivent souvent des douleurs diffuses, des tiraillements, des crampes, des brûlures, une lourdeur ou une impression de poids ? dans le bassin, parfois comparables à des douleurs de règles, alors que les cycles sont arrêtés.
Les principales causes identifiées chez la femme ménopausée sont multiples :
- Changements hormonaux et SGUM : atrophie vaginale, amincissement et inflammation des parois vaginales, sécheresse intime, irritations et microfissures à l’origine de douleurs spontanées ou pendant les rapports, gêne pelvienne chronique.
- Troubles gynécologiques : endométriose persistante ou réactivée (notamment sous traitement hormonal substitutif (THS)), fibromes utérins, prolapsus génital (descente d’organes) avec sensation de boule vaginale et lourdeur, kystes ovariens encore possibles après la ménopause.
- Troubles du plancher pelvien : relâchement ou hypertonicité, syndrome myofascial pelvien, points gâchettes musculaires, douleurs au toucher vaginal, difficultés à rester assise longtemps.
- Problèmes urinaires : infections urinaires récidivantes, cystite interstitielle, vessie hyperactive, responsables de brûlures, de douleurs pelviennes et d’un besoin fréquent d’uriner.
- Causes digestives : constipation chronique, syndrome de l’intestin irritable, diverticulite, gaz, ballonnements, qui entretiennent ou aggravent la douleur pelvienne.
- Causes musculosquelettiques : lombalgies, troubles sacro-iliaques, syndrome de congestion pelvienne (varices pelviennes), douleurs référées depuis la colonne lombaire ou les hanches.
- Facteurs psycho-émotionnels : stress chronique, anxiété, vécu difficile de la ménopause, antécédents de traumatismes ou d’agressions sexuelles, qui augmentent la perception de la douleur et entretiennent des tensions pelviennes persistantes.
Les symptômes associés à surveiller sont : douleurs pendant ou après les rapports, brûlures à la miction, douleurs à la défécation, gêne en position assise prolongée, douleurs du bas du dos, fatigue, troubles du sommeil, baisse du désir, irritabilité. Les registres hospitaliers en France montrent que les consultations pour douleurs pelviennes chroniques représentent jusqu’à 15 % des motifs de consultation en gynécologie chez les femmes entre 45 et 65 ans. Notre avis est clair : lorsque ces symptômes sont présents depuis plusieurs semaines, il faut en parler sans attendre.
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Une vigilance particulière s’impose si vous présentez une douleur pelvienne aigu? brutale, associée à de la fièvre, des saignements abondants, des vomissements ou une altération rapide de l’état général : dans ce contexte, une consultation en urgence est indispensable pour exclure des pathologies sévères (infection aigu?, torsion de kyste, complication digestive, pathologie vasculaire).
Comment sont évaluées et diagnostiquées les douleurs pelviennes ? #
Nous insistons : toute douleur pelvienne persistante à la ménopause mérite une évaluation médicale structurée, afin d’éliminer une pathologie grave et de cibler le traitement. Le parcours commence par un interrogatoire détaillé, réalisé par un médecin généraliste, un gynécologue ou un spécialiste de la douleur pelvienne.
- Interrogatoire : localisation précise de la douleur, type (brûlure, crampe, tension), intensité, durée, facteurs qui aggravent ou soulagent, contexte hormonal (périménopause, postménopause, THS ou non), antécédents de troubles gynécologiques, chirurgie pelvienne, endométriose, fibromes, infections urinaires récurrentes, troubles digestifs.
- Impact sur la vie : sexualité, sommeil, activité professionnelle, vie sociale, moral. Cette dimension doit être clairement explorée, elle oriente fréquemment la stratégie thérapeutique.
L’examen clinique comprend un examen gynécologique complet (inspection vulvo-vaginale, toucher vaginal, évaluation du tonus du plancher pelvien, recherche de prolapsus, zones de tension musculaire, points douloureux précis), associé à une palpation abdominale et pelvienne. L’objectif est de différencier une origine principalement gynécologique, digestive, urinaire ou musculosquelettique.
Selon le diagnostic envisagé, des examens complémentaires peuvent être prescrits :
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- Imagerie : échographie pelvienne, IRM pelvienne, voire scanner, pour évaluer l’utérus, les ovaires, la vessie, le rectum, rechercher fibromes, kystes, prolapsus ou pathologies digestives.
- Examens urinaires : bandelette urinaire, ECBU, parfois cystoscopie en cas de suspicion de cystite interstitielle ou d’anomalie vésicale.
- Examens sanguins : bilan inflammatoire, NFS, CRP, marqueurs tumoraux si besoin, bilan hormonal (FSH, œstradiol) pour confirmer le statut ménopausique.
Les spécialistes impliqués sont nombreux : gynécologue médical ou chirurgical, urologue, gastro-entérologue, rhumatologue, kinésithérapeute pelvi-périnéal, sexologue, psychologue ou psychiatre spécialisé en douleur chronique. Dans les centres de référence comme ceux de l’AP-HP à Paris ou du CHU de Lille, une approche multidisciplinaire coordonnée est proposée pour les cas complexes.
Nous sommes convaincus qu’aucune femme ne devrait se contenter d’un c’est normal à votre âge ?. Une démarche diagnostique structurée est la condition pour sortir de l’errance et accéder à un traitement pertinent.
Traitements et prise en charge des douleurs pelviennes à la ménopause #
Le traitement des douleurs pelviennes à la ménopause doit être individualisé, car les causes sont fréquemment intriquées. Nous considérons que la stratégie la plus efficace combine souvent traitements médicaux, rééducation physique et ajustements du mode de vie.
- Traitements médicamenteux : antalgiques, parfois anti-inflammatoires, toujours sous surveillance pour éviter un usage prolongé délétère ; antispasmodiques digestifs en cas de composante intestinale ; traitements des pathologies identifiées (antibiotiques pour infections urinaires, traitements spécifiques de l’endométriose, des fibromes, de la cystite interstitielle).
- Traitements hormonaux locaux : œstrogènes vaginaux (ovules, crèmes, anneaux) pour traiter l’atrophie vaginale et le SGUM. Les données issues de grandes cohortes publiées après 2017 montrent une amélioration significative de la sécheresse, des brûlures et des douleurs pendant les rapports, avec un profil de sécurité favorable chez la majorité des patientes.
- Traitement hormonal substitutif (THS) systémique : comprimés, patchs, gels, lorsque les symptômes climatériques sont très gênants, après évaluation minutieuse du rapport bénéfice/risque (antécédents cardiovasculaires, thromboemboliques, cancer du sein). Les recommandations de la Haute Autorité de Santé et du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) encadrent ce recours.
Les approches physiques jouent un rĂ´le central :
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- Rééducation du plancher pelvien par un kinésithérapeute pelvi-périnéal formé (biofeedback, travail manuel, exercices ciblés, parfois électrostimulation). Des études françaises et canadiennes rapportent jusqu’à 60 à 70 % de réduction des douleurs et de l’inconfort pelvien après des programmes structurés de 10 à 20 séances.
- Exercices de mobilité et de renforcement doux du bassin et de la région lombaire (yoga thérapeutique, Pilates adapté, travail postural). Certaines équipes, comme celle du Centre Hospitalier Universitaire de Montréal, ont montré l’intérêt de programmes combinant activité physique douce et éducation thérapeutique pour diminuer la douleur chronique.
Nous accordons aussi une place aux approches complémentaires, lorsqu’elles sont encadrées :
- Acupuncture, ostéopathie, thérapies manuelles pelviennes, utilisées comme adjuvants pour certaines patientes, notamment en cas de tensions myofasciales.
- Relaxation, cohérence cardiaque, méditation de pleine conscience, hypnose, qui agissent sur le système nerveux autonome, réduisent le stress et modulent la perception de la douleur. Les programmes de prise en charge multimodale de la douleur chronique montrent régulièrement des améliorations de qualité de vie de l’ordre de 30 à 50 % sur les scores de douleur rapportés.
Nous restons fermes sur un point : l’automédication prolongée par anti-inflammatoires, opioïdes faibles ou compléments hormonaux non encadrés (phytoestrogènes, crèmes “naturelles” à base d’hormones) peut être dangereuse. Un avis médical s’impose avant tout traitement hormonal, qu’il soit local ou systémique. La gestion globale des douleurs pelviennes implique d’agir sur le corps, le mental et le mode de vie, pas seulement sur un symptôme isolé.
Changements de mode de vie pour atténuer les douleurs pelviennes #
Les ajustements du quotidien représentent, selon nous, un levier puissant, peu coûteux et durable pour réduire les symptômes. L’activité physique régulière est l’un des piliers. Les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour les femmes de plus de 50 ans suggèrent au moins 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine (marche rapide, vélo doux, natation). Chez les femmes ménopausées souffrant de douleurs pelviennes, la marche quotidienne, les étirements des hanches et des lombaires, ainsi que des séances courtes de yoga adapté améliorent la circulation pelvienne, le tonus musculaire et le moral.
- Activités pertinentes : marche de 30 minutes 5 jours par semaine, séances de yoga ou de Pilates 1 à 2 fois par semaine, renforcement doux des muscles profonds du tronc et du bassin.
- Objectif : réduire la raideur, améliorer la posture, limiter la congestion pelvienne, soutenir la digestion.
L’alimentation agit directement sur les sphères digestive et inflammatoire. Une alimentation riche en fibres (légumes, fruits, céréales complètes), associée à une hydratation suffisante, aide à prévenir la constipation, grand pourvoyeur de douleurs pelviennes par augmentation de la pression intra-abdominale. Limiter l’alcool, le café à haute dose, les sodas sucrés et les plats très épicés peut diminuer les irritations vésicales et les poussées de syndrome de l’intestin irritable. Plusieurs études européennes publiées après 2018 montrent qu’une amélioration du transit réduit la douleur pelvienne chronique chez 30 à 40 % des patientes suivies.
L’hygiène intime et sexuelle a sa place dans cette stratégie :
- Usage de lubrifiants adaptés (sans parfum, pH physiologique) et d’hydratants vaginaux réguliers, pour compenser la sécheresse liée au déficit œstrogénique.
- Recherche de positions sexuelles plus confortables, rythme adapté, pauses si besoin, communication ouverte avec le partenaire.
- Maintien, si souhaité, d’une vie sexuelle active, qui contribue à la vascularisation et à la souplesse des tissus pelviens, au-delà du seul aspect relationnel.
La gestion du stress et le soutien psychologique complètent ce tableau. Le stress chronique majore la contraction réflexe des muscles pelviens et la sensibilité à la douleur. Des pratiques comme la méditation guidée, la sophrologie, le journaling ou la thérapie cognitivo-comportementale, encadrées par des psychologues spécialisés, montrent une amélioration nette des scores de douleur et de qualité de vie dans les cohortes de patientes suivies en centres de la douleur en France et en Belgique.
Enfin, les groupes de parole, associations et communautés en ligne dédiées à la ménopause jouent un rôle précieux. Des associations comme Femmes & Santé en Belgique ou certains collectifs en Île-de-France permettent d’échanger sur les stratégies qui fonctionnent, de sortir de l’isolement et de s’informer à partir de ressources validées. Nous observons souvent que le fait de se sentir entendue et légitime dans sa douleur constitue déjà un tournant.
Témoignages et expériences de femmes #
Les parcours sont très variés, ce qui confirme notre position : il n’existe pas une ? ménopause, mais des expériences intimes, façonnées par l’histoire médicale, le contexte psychologique et le mode de vie.
- Profil 1 – périménopause et SGUM : à 48 ans, une cadre vivant à Lyon, France, décrit des douleurs de type règles, un poids dans le bas-ventre, une gêne pendant les rapports et une sécheresse marquée. Après plusieurs consultations où on lui dit que tout est normal ?, elle rencontre un gynécologue spécialisé en ménopause qui pose le diagnostic de syndrome génito-urinaire. Un traitement local par œstrogènes vaginaux, couplé à une rééducation pelvienne avec un kinésithérapeute, réduit ses douleurs de plus de 60 % en six mois, d’après les échelles qu’elle remplit en consultation.
- Profil 2 – postménopause et endométriose persistante : une enseignante de 55 ans, vivant à Bruxelles, a une longue histoire d’endométriose opérée. Elle reste douloureuse après la ménopause, avec une douleur pelvienne chronique invalidante. Elle est adressée dans une unité pluridisciplinaire réunissant gynécologue, kinésithérapeute périnéal, algologue, psychologue. Un programme global associant médicaments, travail myofascial, activité physique adaptée et thérapie de la douleur permet une amélioration progressive, avec un gain majeur en qualité de vie au bout d’un an.
- Profil 3 – troubles digestifs et urinaires : à 60 ans, une retraitée vivant en Occitanie souffre de constipation, de ballonnements, de cystites à répétition et de douleurs pelviennes diffuses. Un bilan complet retrouve un syndrome de l’intestin irritable et une atrophie vulvo-vaginale marquée. La combinaison d’une prise en charge diététique (augmentation des fibres, adaptation des FODMAPs), d’un traitement local œstrogénique et d’une marche quotidienne de 40 minutes entraîne une diminution nette de la douleur et des infections urinaires.
Des experts, comme des gynécologues spécialisés en ménopause ou des kinésithérapeutes en pelvi-périnéologie, insistent dans leurs communications lors d’événements médicaux tels que les Journées de Gynécologie de Paris, sur quelques principes :
- Ne pas minimiser les douleurs pelviennes, même lorsqu’aucune lésion majeure n’est visible aux examens.
- Associer si possible prise en charge médicale, rééducation et soutien psychologique, plutôt que de miser sur un seul levier.
- Adapter les objectifs : viser une réduction significative de la douleur et une amélioration de la qualité de vie, plus qu’une disparition complète immédiate des symptômes.
Nous partageons cette vision : chaque corps est unique, chaque trajet de ménopause l’est aussi, et la personnalisation des soins est la clé des progrès.
Conclusion : perspectives pour les femmes ménopausées souffrant de douleurs pelviennes #
Les douleurs pelviennes à la ménopause ne sont ni une fatalité, ni une punition de l’âge ?. Ce sont des symptômes qui traduisent des changements hormonaux, tissulaires, musculaires ou émotionnels concrets, et qui méritent écoute, explications claires et prise en charge. Comprendre le rôle de la chute des œstrogènes, du syndrome génito-urinaire, du relâchement du plancher pelvien ou des troubles digestifs permet déjà de se réapproprier son corps et de sortir du sentiment de fatalité.
- Premier axe : consulter et obtenir un diagnostic précis, idéalement auprès de professionnels sensibilisés à la ménopause et à la douleur pelvienne.
- Deuxième axe : mettre en place des traitements médicaux adaptés, locaux ou généraux, associés à une rééducation pelvienne ciblée lorsqu’elle est indiquée.
- Troisième axe : ajuster le mode de vie – activité physique régulière, alimentation favorable au transit, gestion du stress, hygiène intime et sexuelle adaptée.
- Quatrième axe : s’appuyer sur le soutien psychologique, conjugal et communautaire, pour ne pas porter seule la charge de la douleur et des changements corporels.
Nous vous encourageons à parler de vos douleurs, à poser des questions, à demander un second avis en cas de doute, et à vous entourer de professionnels qui prennent au sérieux vos ressentis. La ménopause peut devenir une nouvelle étape de vie, où confort physique, équilibre émotionnel et épanouissement restent possibles, à condition que le message soit clair : toute douleur pelvienne persistante mérite d’être écoutée et traitée, jamais acceptée par résignation.
đź”§ Ressources Pratiques et Outils #
📍 Centre des Douleurs Périnéales Chroniques
Adresse : Clinique du Montlouis, 8 rue de la Folie‑Regnault, 75011 Paris
Téléphone : 01 48 42 18 61
Consultations : Prise de rendez-vous par téléphone ou via le formulaire en ligne.
Site officiel : douleursperinealeschroniques.fr
🛠️ Outils et Calculateurs
Pour des informations et des outils de prise en charge, consultez les sites suivants :
– RĂ©seau Douleur Paris – SpĂ©cialisĂ© dans les douleurs chroniques pelvi-pĂ©rinĂ©ales.
– Centre de pelvi‑pĂ©rinĂ©ologie Paris – Diagnostic et prĂ©vention des troubles pelviens.
👥 Communauté et Experts
Pour un accompagnement spécialisé, vous pouvez contacter :
– Institut de GynĂ©cologie MĂ©dicale – HĂ´pital Paris Saint‑Joseph
Adresse : 185 rue Raymond‑Losserand, 75014 Paris
Site : hpsj.fr – Ateliers sur la mĂ©nopause.
– Gynea – Centres experts en santĂ© de la femme, avec des ateliers sur les douleurs pelviennes.
Site : gynea.fr
À Paris, plusieurs centres spécialisés offrent des soins pour les douleurs pelviennes liées à la ménopause. Consultez des experts pour un diagnostic précis et un traitement adapté.
Plan de l'article
- Douleurs pelviennes et ménopause : Comprendre, gérer et soulager
- Introduction : Pourquoi parler des douleurs pelviennes à la ménopause ?
- Qu’est-ce que la ménopause et quels sont ses impacts sur le corps ?
- Les douleurs pelviennes à la ménopause : causes et symptômes associés
- Comment sont évaluées et diagnostiquées les douleurs pelviennes ?
- Traitements et prise en charge des douleurs pelviennes à la ménopause
- Changements de mode de vie pour atténuer les douleurs pelviennes
- Témoignages et expériences de femmes
- Conclusion : perspectives pour les femmes ménopausées souffrant de douleurs pelviennes
- đź”§ Ressources Pratiques et Outils